vendredi 4 juillet 2008

désert inondé!

Et il ment
Et il titube
Et il tombe

C'est horriblement douloureux à voir!
Comment supporter que quelqu'un que l'on aime autant se détruise aussi rapidement?
Comment faire pour accepter que l'impuissance guette chacune de nos tentatives?

Je suis un grain de sable
Un grain de sable appeuré par tout ce qu'il voit
Un grain de sable rempli d'une tristesse
Un grain de sable qui perd, au fil des jours, sa sécheresse!

je pleure!

mercredi 2 juillet 2008

Après le passage d'une tornade...

Une tournade vient d'avoir lieu en moi. Déceptions, trahison, frustrations, craintes et impuissance représentent les dégats qu'elle a provoqués.

Je me sens ravagée. Voilà qu'après 20 d'abstinence, mon paternel s'est remis à boire. Vous savez que toute jeune, il m'achetait, il m'accordait tout, toujours d'un ton mieilleux comparativement à mes soeurs et mon frère. http://karim-agine.blogspot.com/2007/08/ma-vie-premire-partie.html

J'ai cette sensation qu'il vient tout juste de me refaire le coup. Pendant que j'étais la seule à tout ignorer, il est venu pleurer à ma porte me disant qu'il faisait une dépression, qu'il n'en pouvait plus, qu'il était dépassé par sa compagnie... Sensible à sa situation, j'ai passé une journée de congé en sa compagnie afin de rédiger contracts, factures, dépôts, paiements. Puis, j'ai communiqué avec le reste de la famille afin de planifier une journée de corvée familiale question qu'il sorte la tête de l'eau.

Suite à cette journée et cette annonce d'aide que je lui faisais, il m'a reçu à souper. M'a versé un verre d'appéritif, qui, selon ses dires, provenait d'une bouteille déjà entamée par ma mère avant son départ en voyage. Quand ça fait 20 ans que ton père est sobre, tu ne te poses pas de question à savoir s'il dit vrai ou non. Le lendemain, il a pris le temps de me faire savoir qu'il avait vidé le contenu de mon verre au lavabo puisque je ne l'avais pas bu.

Je vous raconte ceci et je viens d'apprendre la nouvelle. Je vous raconte ceci, car je viens de faire le lien. Je vous raconte ceci et je suis boulversée.

Voilà que j'apprends qu'il boit depuis quelques mois, qu'il se cache dans son cabanon pour le faire, qu'il le fait tous les jours, plusieurs fois par jour jusqu'à ce qu'il soit saoul. Ma mère le fuit, elle-même déjà absorbée par ses examens médicaux qui se poursuivent sans cesse concernant ses taches aux poumons et aux jambes découvertes en décembre. Elle n'arrive plus à le regarder dans les yeux, elle n'arrive plus à faire semblant de ne pas remarquer qu'il a peine à se tenir debout. Elle suit les recommandations du docteur de son mari. "Laissez les AA s'en occuper, ne lui dites rien."

Déjà, deux soirs cette semaine, il avait peine à marcher. Prenez note que nous sommes mercredi et que la soireé n'est pas terminée. Cela peut sembler tellement banale pour certains. Mais quand on a passé son enfance avec un père alcoolique, cette nouvelle à l'effet d'une tornade en nous. Elle laisse sur son passage; déception, trahison, frustration, craintes et impuissance.

mardi 1 juillet 2008

La douceur d'un moment

Les amis sont les anges qui nous soulèvent quand nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler.

En ignorant qui l'avait écrite, reconnaissant combien elle était faite pour nous, c'est ainsi qu'elle a entamé la carte de mon trentième anniversaire.

Que c'est beau! Que c'est vrai! Que c'est bon!

La demande qui suivait, me permettait encore plus de ressentir la douceur de ce moment. "Veux-tu être la marraine de la petite fille qui vit en moi?"

J'ai accepté volontier de devenir pour elle aussi, petite créature d'amour, un ange. Je vais la porter sur mes ailes tant qu'elle en aura besoin, je vais lui montrer à voler lorsque le temps viendra, je vais l'encourager à battre des ailes lorsqu'elle fera face à de grands vents, je vais la réchauffer avec mes plumes lorsqu'elle aura froid afin que j'aimais, elle n'oublie combien mon amour, pour elle, est grand. Elle apprendra rapidement qu'il l'est tout autant que celui que je ressens pour sa maman.

À mon ange Julie, merci pour cette marque de confiance et d'amour dont tu m'as fait le don. Si pour vous mon implication était synonyme d'honneur, il est, pour moi, une source de grand bonheur.

Un merveilleux cadeau auquel je prendrai toujours soin et qui jamais ne fera naître une réflexion de retour en magasin!

vendredi 20 juin 2008

à chacun sa route


À chacun son route, à chacun son rythme.

Tant de fois j'ai entendu:" tu devrais faire ceci ou cela" "ne fais pas ça!" "oublie ça" "passe à autre chose" "oublie le"... Chaque fois, je me suis arrêtée et j'ai écouté ce que mon coeur et ma tête me disaient. Souvent en conflit l'un contre l'autre, les décisions n'ont guère été faciles à prendre. Toutefois, après que le vent ait balayé la fragilité du moment, je réalise que j'avais besoin de ce temps, de ces expériences, de ces déceptions pour pouvoir être en harmonie avec mes choix.

Le chemin que j'emprunte est souvent celui que l'on m'a conseillé, le temps que j'ai mis pour y fouler mes pas à seulement été altéré par l'hésitation et les conflits internes qui m'habitaient. Un antagonisme est niché en moi. Mon rationnel et mes vieux paterns se livrent régulièrement une bataille. Jusqu'à aujourd'hui, la tête a rarement été grande vainqueur.

À chacun sa route, à chacun son rythme!

Tranquillement, j'arrive à accepter ma différence. Tranquillement j'arrive à me comprendre. Tranquillement, j'arrive à me transformer. Tranquillement, une lueur de concupiscence pointe le nez sur le regard que je pose sur ma personne et sur celui que j'avais arrêté sur la vie.

À chacun sa route, à chacun son rythme.

lundi 19 mai 2008

perfection relative

Suite à la lecture d'un billet sur un blog que je visite régulièrement, j'ai été passionnément inspirée pour faire celui-ci.

Vous savez que mon surplus de poids me préoccupe beaucoup. je n'arrive pas à l'accepter sur moi. Toutefois, je trouve plein de belles femmes, resplendissantes, attirantes qui ont beaucoup plus que moi à perdre. Je vous ai dit à quel point il y avait des jugements gratuits, dans ma famille, sur les gens gros. J'ai grandit avec ceux-ci. Avec le temps, ,l'expérience, les rencontres, j'ai réalisé que l'on ne pouvait étiqueter tous les gens grassouillaient de lâches. Chacun a son histoire, chacun ses antécédents familiaux.

C'est triste de réaliser que tous ces gens, qui n'ont jamais désiré être gros, qui n'ont rien fait pour l'être aient été envahi d'un sentiment de honte toute leur vie. Leur silhouette ne correspondant guère à la perfection véhiculée par notre société, ils ont été jugés, pointés du doigt, ridiculisés. Et cela pourquoi? Comme si nous avions décrèté que les gens aux yeux bruns étaient imbéciles. Ce simple détail physique aurait pu transformer toute une vie en calvair.

Et puis la perfection! Quelle est-elle? C'est relatif d'une personne à l'autre. Il y a un type d'homme que je trouve parfait physiquement, mais ce n'est pas le cas pour mes copines qui ont des goûts différents. J'ai toujours cette fâcheuse impression que l'image de le femme est plus suggérée par les médias. Gros seins, petites fesses, taille de guêpe, longues jambes, bronzée, longs cils, lèvres pulpeuses...

Combien de femmes se font refaire les seins pour être comme les autres ou pour répondre aux critères sélectionnés par la société?

Je n'ai rien contre la chirurgie. Je crois qu'elle peut être bénéfique pour certaines femmes. C'est une question de choix, seulement je trouve que de nos jours cela se fait trop souvent et sans raison. Les femmes naturelles sont devenues de denrées rares.

Dans chacun de nos yeux se cache une idée de la perfection. Il nous reste donc à tomber dans l'oeil de celui ou de celle pour qui on est parfait.

mardi 6 mai 2008

La stime de soi!

Selon le milieu dans lequel on a évolué et les expériences vécues, l'estime de soi est ou n'est pas grand chez soi. Plus j'avance dans mon cheminement, plus je me rends compte que le mien est plutôt faible. Et la vie ne m'aide pas non plus en m'envoyant des hommes qui viennent la bousiller davantage ou confirmer ce qui me donne tant de difficulté à m'aimer.

J'ai pris 30 livres dans les 5 dernières années. Un accident d'auto et la prise d'une médication pour contrôler mon anxiété ont laissé des traces de leur passage sur mon corps. Pour certaines, ce sont les enfants qui en sont la cause, pour moi, c'est autre chose. Après avoir réalisé que ma médication continuait à me faire engraisser, je l'ai changé pour une autre. Je n'arrivais plus à reconnaître mon corps. Je le regardais avec dégoût, je perdais confiance en moi, mon sex-appeal a disparu graduellement, mon espoir face à la rencontre d'un homme était impossible à mes yeux. Qui voudrait d'une femme avec 30 livres de trop? Une grosse?

Depuis, j'ai eu plusieurs épisodes de je m'entraîne et j'arrête par manque de motivation. Puis, je me suis mise à l'entraînement sérieusement depuis environ trois mois. J'ai rencontré des hommes à travers ce cheminement dont deux qui ont eu l'honnêteté de me faire savoir que mon surplus de poid les ambarrassait. Les deux, vous les avez connu à travers mes écrits.

Dans le premier cas, il m'a dit, suite à la vue d'une vieille photo de moi que je devais prendre soin de moi et perdre ce surplus de poid afin de redevenir "la pitoune" que j'étais. Lorsqu'il me voyait boire un verre de vin et manger une pizza, pour la première fois en plusieurs mois, il me boudait et me disait que je le décevais.

Dans le deuxième cas, ce fût après 8 mois de fréquentation que le chat est sorti du sac. J'ai tout fait pour ne pas tomber amoureuse de cet homme, mais après tant de temps, j'ai réalisé que je le voulais auprès de moi, que je voulais bâtir un avenir avec lui. Chaque fois que je lui en parlais, il me répondait qu'il ne savait pas s'il allait être capable de m'offrir ce que je souhaitais, qu'il était en réflexion.

Tannée d'être laissée dans l'ambiguïté, je l'ai poussé à me dire ce qui le freinait. Mon surplus de poid était la source de son hésitation. Tout le reste était parfait, mais s'imaginer me faire des enfants et que je prenne plus de poid le rendait perplexe. "Et si je ne pouvais plus être avec toi après une autre prise de poid?"

Vous imaginez le coup que cela m'a donné?

Pour en rajouter, il m'a dit qu'il y avait une marge entre accepter le surplus de poid de son partenaire et être avec quelqu'un qui ne se souci guère de ce dernier. Comme si en plus d'être grosse, je suis une lâche.

Pour une fille qui se lève tous les matins à 6h00 pour aller au gym, qui fait attention à tout ce qu'elle mange disons que c'est très difficile à prendre. Le plus difficile, c'est que quelqu'un que l'on aime vienne frapper exactement là où notre plus grande faiblesse habite.

Un autre homme est venue confirmer ce que je pensais. Personne ne voudra de moi tel que je suis. La recherche de la perfection refait surface. Moi qui essaie tant bien que mal à m'en départir!

Rationnellement, je sais que la perfection n'existe pas, que certains hommes n'accordent pas autant d'importance à l'apparence, que le poid ne rend pas heureux (je ne l'étais pas plus à 120livres).

Cette conception du surplus de poid vient de loin. Depuis que je suis toute petite que ma famille parle négativement des gens qui sont gros. Tous ces commentaires je les applique à moi aujourd'hui. J'essaie de me départir de cette conception, mais bon dieu que c'est difficile lorsque les expériences que je vis viennent les alimenter.

La stime de soi, pour ne pas dire, l'osti d'estime de soi en prend pour son rhume!

jeudi 17 avril 2008

Sous le silence

C'est sous le silence que j'ai passé ce dernier mois et demi.

C'est sous le silence qu'est passée cette rupture avec mon bel étranger devenu si présent dans ma vie, dans ma tête et dans mon coeur, non plus juste dans mon lit.

C'est sous le silence que passent mes inquiétudes fasse à ma soeur si fragile ces temps-ci.

C'est sous le silence que le stress du travail passe et fait des ravages sur son passage.

C'est sous le silence que passe ma propre fragilité des dernières semaines.

Il y a de ces moments dans ma vie ou je ferme la porte derrière moi. Je me blottis dans mon univers imaginaire, souvent destructeur, pour souffrir en silence. Je constate, j'analyse, je crains, je me fais des idées et la peur s'empare de moi, donc j'ouvre la porte tout doucement pour laisser un peu du monde extérieur me ramener sur une route plus douce et plus plaisante à imaginer.

Avez-vous vu le film Borderline? J'ai adoré. Ce film est venu confirmer ce diagnostic reçu que je refusais de me coller à la peau.

J'ai vu au grand écran ma vie se dérouler sous mes yeux avec un degré un peu plus élevé de folie. Cela m'a soulagé, cela m'a touché, cela m'a gêné, car j'avais l'impression que tout le monde savait. J'avais l'impression que le regard de tous ceux qui se trouvaient dans la salle s'adressait à moi. Ce fût un moment spécial dans ma vie. Vous vous souvenez, je vous ai déjà parlé de ce blocage émotif que j'ai, de cette impossibilité de pleurer lorsque je suis triste? L'actrice vit la même chose dans le film. Le fait de voir quelqu'un souffrir autant sans pouvoir verser une larme est venu me chercher.

C'est sous le silence que cette recherche des émotions qui m'habitent se fait. Je les ressens, je peux décrire leurs sensations, mais j'éprouve beaucoup de difficulté à les nommer, les identifier, et surtout à les laisser vivre en moi. J'ai tellement hâte de pouvoir pleurer pour autre chose que de la douleur physique.

Le jour où cela se produira, je crois que je vais en avoir pour un bout à pleurer. Ça fait tellement d'année que j'accumule en silence.