vendredi 17 avril 2009

Douée pour le bonheur!

La fierté, le bonheur et le soulagement d'avoir retrouvé enfin notre père après deux ans de refuge au fond de la bouteille a été bref. À peine quelques semaines à l'admirer tenir le coup, reprendre le contrôle sur sa vie, sur sa santé et voilà que la soif lui a repris.

Comment ai-je pu d'emblée croire qu'il serait plus fort que sa maladie?

La tristesse me brûle l'intérieur, la déception me ronge les sens, l'inquiétude me fait faire de l'insomnie. La quiétude vient de me quitter, la quiétude vient de nous quitter.

Il y a de ces moments dans la vie où je suis convaincue d'être née pour vivre tourmentée, angoissée, tracassée. Il en va de soi pour chaque membre de ma famille.

Ma mère a eu le cancer du sein et depuis un an nous vivons avec un diagnostic de cancer des os qui n'est pas officiel, mais dont l'on doit se convaincre selon la médecine. Un père alcoolique, absent, irresponsable dont la santé est des plus inquiétantes depuis sa sortie de thérapie qui renoue avec son fidèle ami whisky. Une soeur dépressive qui accumule les échecs, les drames familiaux et amoureux, un frère qui lui aussi essuie des ennuis depuis sa plus tendre enfance, une autre soeur hypocondriaque qui se démène pour ses deux garçons toujours malades. Et il y a moi, anxieuse, avec un trouble de la personnalité, dont vous commencez à connaître l'histoire.

Est-ce possible qu'une famille toute entière soit née sous une mauvaise étoile?

Je frissone en me questionnant sur ce sujet. J'ai peur que ce soit le cas. J'ai peur que cela ne s'arrête jamais. J'ai peur!!!

Mon anxiété est tellement présente ces derniers jours. J'essaie de la taire, de regarder vers l'avant afin d'éviter de faire ce genre de constat troublant. Ne pas mettre tous les événements côte à côte, mais plutôt les prendre individuellement, dans leur unicité.

Ce n'est certe pas la première fois que je m'interroge sur le sujet, que j'immortalise par l'intermédiaire de mes écrits ces idées négatives.

Il y a de ces moments, dans la vie, où je suis convaincue que certaines personnes sont faites pour le bonheur. Les autres non peut-être juste pas ce qu'il faut pour le savourer plus d'un instant. Tout ce qui leur est offert c'est un bonheur éphémère auquel ils doivent s'empresser de goûter, d'apprécier, de dévorer.

Je ne suis pas douée pour le bonheur. Enfin, je ne l'étais pas hier, je ne le suis pas plus aujourd'hui et je crois profondément que ce sera le cas également pour demain et encore pour quelques jours, voire même quelques semaines si ne n'est quelques mois.

Je ne suis pas douée pour le bonheur.

mardi 7 avril 2009

Catimini

En catimini, je renoue avec mon blog. Il est là, bien assis sous la lumière tamisée de ma cuisinière à admirer la fumée qui s'échappe de sa cigarette et qui danse et qui se fraie un chemin sous la hotte qui travaille à plein régime. Moi, à l'autre bout de l'appartement, je l'observe, je le trouve beau et l'envie de renouer avec mon blog se fait ressentir à un tel point que je ne peux l'étouffer.

Mes moments privilégiés avec mon clavier se sont tellement distancés. La santé de mes biens aimés m'a gardé bien occupée. Puis, sa rencontre, en a fait tout autant.

Un autre jour, à d'autres heures, en d'autres temps, je vous en soufflerai un mot.

La hotte vient de se faire silencieuse, son regard a croisé le mien et voilà que c'est avec lui que j'ai envie de renouer et je le ressens à un tel point que je ne peux l'étouffer.

vendredi 20 février 2009

Tourne, roule, brasse...

Tourments tourmentés
Inquiétudes inquiètes
Émotions émotives
Peu de sens? Tellement plus que pas beaucoup!
Tournent tournent en s'élignant tout doucement pour ensuite rebrousser chemin et tournent tournent en me tourmentant. Roulent roulent dans mon esprit, s'étend l'espace d'une nuit, roulent roulent dans ma tête me laissant inquiétudes à tourner et retourner.
Brassent brassent mon coeur, brassent brassent mon corps brassent brassent ma vie. Tout ce qui tourne et qui roule brassent mes émotions me laissant émotive, inquiète et tourmentée.

Lâcher prise sur les choses sur lesquelles on ne peut guère exercer un contrôle! Je veux bien, mais je n'y arive pas lorsqu'il sagit de la santé d'êtres bien-aimés.

jeudi 5 février 2009

Un penchant pour la bouteille

71 ans...c'est tellement triste à voir.

Après 22 ans d'abstinence, il a eu une faiblesse. Une telle faiblesse que cela fait un an que ça dure. Il est retombé là où il s'était relevé 22 ans auparavant. Aussi malade, aussi dangeureux, aussi agressif sinon plus qu'il ne l'était.

Les derniers temps ont été très difficiles pour sa famille. Cette dernière savait, attendait qu'il se reprenne en main, main en vain. Voilà qu'aujourd'hui même, il est rentré contre son grés en thérapie fermée. Il avait peine à marcher, par la faute de côtes cassées, il saignait suite à une autre chute qui s'est produite la nuit dernière.

Il faisait pitié à voir. Trois semaines sans se laver, à boire du fort comme ce n'est pas permi, à mélanger alcool et médicaments à l'aveuglette, à tomber un peu partout, à se blesser, à risquer de mettre le feu à la maison familiale, à manquer de respect envers sa femme, à conduire en état d'ébriété. Il fallait que cela cesse!

Il s'est retrouvé devant un choix hier: tu entres de ton plein gré en thérapie ou c'est la police qui t'embarque. Son permi de conduire lui a été retiré par ses enfants, ses clés et les bouteilles vidées dans l'évier. Bien évidement, il en restait une de cachée. il l'a bu et c'est cette dernière qui l'a fait chuter la nuit passée et qui lui a laissé comme cadeau un bras tout ouvert où le sang dessine une toile abstraite qui fait peine à regarder.


Aujourd'hui même, à 14hres, deux de ses enfants sont allés le chercher pour mettre un terme à cette déchéance déjà vécue. Au moment des aurevoirs, le vieille homme a tendu la main, moi je lui ai ouvert les bras et nous nous sommes enlacés, il a pleuré et je lui ai dit: "Je t'aime papa, tu vas y arriver, tu l'as déjà fait une fois."

samedi 17 janvier 2009

Garder espoir

Je n'ai guère été capable de rester silencieuse.
Je lui ai écrit. Oui, je lui ai laissé savoir que le questionnement prenait beaucoup de place en moi. Je l'ai invité à répondre à mes questions, sans pression.

Sa réponse à été positive. Effectivement, il avait plusieurs choses à me dire qui allaient propablement m'aider à comprendre son attitude. Une semaine très chargée s'annonçait pour lui, mais il allait trouver le temps pour venir me voir et discuter face à face de tout cela.

Nous voilà samedi, toujours pas d'appel reçu de sa part. Les hommes me déçoivent tellement souvent. Est-il si difficile de s'assumer, d'assumer ce que l'on dit?

Cette histoire peut paraître très banale à vos yeux, mais ce genre de situation m'arrive tellement souvent, je n'ai pas assez de doigts pour compter le nombre de fois que cela m'est arrivé.

Me voilà donc encore aujourd'hui et essayer de nourrir l'espoir en moi. Tenter de le garder en vie afin de rester debout et de garder un regard doux face à celle-ci.

dimanche 4 janvier 2009

Tourmentée je poursuis ma route

C'est avec la tête remplie de questionnements que je fais face à mon écran aujourd'hui.
Cet été, j'ai rencontré un homme avec qui j'ai été au secondaire pendant une année. Dès que nos yeux se sont croisés quelque chose s'est passé en moi. De son côté, il était tout sourire de revoir son premier amour, moi, la fille dont il a mis deux ans à se sortir de la tête.

Une quinzaine de minutes de discussion nous a uni pendant laquelle il m'a dit ce qu'il avait toujours rêvé me dire. Quelques courriels ont suivi cette rencontre. Ils étaient des plus intéressants. Puis, plus rien. J'étais déçue croyant bien que cet homme allait amener du nouveau dans ma vie.

Dimanche dernier, il est réaparu. Son silence s'expliquait par une surcharge de travail et une renconte faite. Nous avons été voir un film ensemble, puis dans le stationnement nous avons discuté pendant plus d'une heure du passé, de ce qu'il ressentait pour moi à l'époque, des tentatives qu'il avait faites pour me dévoiler son amour. Jusqu'au Cégep où nous nous sommes revus, il a tenté de m'avouer ce qui l'avait habité.

La situation était des plus gênante pour moi. J'étais inatégnable à ses yeux, je représentais un fantasme, un icône de beauté. J'ai adoré ma soirée à ses côtés. Le lendemain nous avons échangé quelques messages textes puis le surlendemain, nous nous sommes revus. Nous avons passé la nuit à discuter, à rire, à se rapprocher physiquement, à éclaircir la situation dans laquelle nous nous retrouvions 15 ans plus tard. Pour lui, c'était tellement fou ce qui se passait et pour moi, tellement intéressant et rempli d'espoir pour une belle vie à deux. Quelle belle histoire cela ferait à raconter à nos enfants!

Les trois jours suivants, j'étais à l'extérieur de la ville. Nous nous sommes envoyés plusieurs messages textes dans lesquels baisers et accolades terminaient les conversations. Hier soir, il débarquait chez moi pour mon plus grand plaisir. Encore une fois, nous avons discuté de longues heures. Aux petites heures, bien collé contre moi, il m'annonçait ne pas être prêt à s'engager. Le timming n'était pas bon pour lui.

Quelle déception j'ai ressenti. Moi qui croyait avoir rencontré quelqu'un avec qui j'allais pouvoir vivre une relation saine, remplie de complicité, de rire, de tendresse et de respect. La multitude de projets auxquels il a dit oui ne lui permet pas de se voir en couple pour le moment. Il désire continuer à me voir, à partager des moments d'intimité avec moi, mais nous devrions nous en tenir à ça.

Lorsque je me suis ouvert les yeux ce matin. J'avais pris ma décision. Il n'était pas question que je me retrouve une fois de plus dans ce genre de situation. Partager mon lit avec quelqu'un pendant de longs mois sans savoir si cela aboutira un jour quelque part. Trop souvent j'ai été dans ce genre de relation. Ce que je souhaite, c'est d'être aimé. Je lui ai donc annoncé que nous ne nous reverrions plus. Nous pourrions garder contact virtuellement, par courriel, mais qu'il n'y aurait plus de rencontre. Il a été déçu et très pensif par la suite. Il m'a dit qu'il allait m'écrire, qu'il trouvait que j'étais une personne géniale, qu'il avait toujours eu envi de me connaître et que c'était encore le cas. Il m'a dit qu'il allait peut-être regretter plus tard, qu'il allait sûrement revenir à la charge éventuellement également.

Voilà que depuis son départ, je me questionne. La femme en manque de confiance que je suis refait surface. Est-ce parce qu'il n'a pas plus d'intérêt pour moi que ça? Est-ce que à un autre moment dans d'autre temps cela aurait été différent? Lui ai-je fait peur? A-t-il réalisé que j'étais mieux, plus belle, plus intéressante lorsque j'étais inaccessible? Était-il sincère? A-t-il sorti cette phrase sur l'engagement juste pour se sortir de cette situation?

Bref, une tête remplie de questionnements qui me donne envie de lui écrire ce qui m'habite, mais d'un autre côté, je n'ai pas envi de passer pour une mélodrame, pour la fille qui veut trop, pour celle qui manque de confiance en elle (même si c'est ce que je suis)...

Je vais donc garder le silence. Lui laisser le temps de mijoter à tout ça et laisser les choses aller.
Ma nouvelle philosophie, tout arrive pour le mieux...

samedi 3 janvier 2009

Silencieuse

Silencieuse, j'ai été ces derniers temps.
Pas de mot, pas d'image, pas d'idée. Toutes les facettes de création qui m'habitent ont été silencieuses. La tête prise par une multitude d'événements tristes comme heureux, l'imagination et la création se sont endormies l'espace d'un moment.

Me voilà aujourd'hui devant mon écran, devant mes écrits et je réalise à quel point les mots m'ont manqués. Je glisse mes doigts d'une touche à l'autre et j'ai le sentiment de respirer un petit bonheur. Tout doux, tout simple et bon.

Je sens que je vais m'y remettre. Malgré la plus grande facilité que j'ai à m'exprimer oralement depuis un certain temps, une page blanche reste la meilleure, la plus fidèle des confidentes. Jamais je n'ai eu à craindre son jugement comme j'ai crains celui de ceux à qui j'avais la possibilité de parler.

Me revoilà en selle. Je remonte à cheval sur une route que nous avons déjà fouller mais sur laquelle nous ignorons toujours ce que l'on peut y trouver.

Les premiers pas sont lents, chancelants comme une berceuse qui tranquillement nous envahie vers un nouvel univers.