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mardi 18 septembre 2007

Déception

Une journée de congé pour me remettre sur pieds.
La joie de travailler avec des enfants m'a frappé de plein fouet. Une bonne grosse bronchite asthmatique. Une journée de repos s'imposait. Ça tombait bien, mon bel inconnu m'avait proposé de venir souper et de passer la nuit avec moi.

Après du repos, je me suis lancée dans la confection d'un bon potage aux légumes. Quelque chose de réconfortant pour un corps malade. Puis, j'ai tout prévu pour faire un repas digne d'un grand restaurant. Filet mignon mariné, légumes, salade d'épinards avec petits fruits et noix de pin, vinaigrette maison.

Une fois, le tout prêt à être cuisiné, j'ai pensé bien de me mettre belle. Depuis notre rencontre, mon bel inconnu m'a vu plus souvent qu'autrement en pygama, la tête fendue, enrhumée, les cheveux en bataille...J'ai donc pensé lui offrir la présence d'une femme qui allait bien accompagnée le repas que je m'appraitais à lui servir.

Avec l'excitation en toile de fond, j'ai pris son appel. Il décommandait! "Tu es fâchée?" Non, je ne le suis pas, je suis plutôt déçue et j'ai besoin d'être rassurée. Tu as tant changé depuis dimanche que les questionnments se bouscules dans ma tête. "Tu es drôle! Je m'ennuie de toi aussi, j'ai envie de te voir, mais je suis épuisé. J'ai une grosse journée demain et le traffic auquel je fais face lorsque je dors chez toi me décourage à m'y rendre."

De son côté, il croit que je ne peux pas comprendre qu'il soit fatigué, stressé par le boulot et que je commence déjà à lui réclamer du temps. À moi de lui rétorquer que je peux très bien comprendre tout cela en autant que ça me soit expliqué. Je lui ai avoué être déçue qu'il ne vienne pas, que j'avais tout préparé et que j'avais hâte de le voir, que j'aurais préféré qu'il me prévienne plus tôt. En revanche, je respectais son choix, sa décision et le respect de ses limites.

C'est donc avec mon frère que j'ai partagé ce délicieux repas. Le coeur un peu lourd et la tête a me répéter les paroles que mon bel inconnu m'a dites pour me rassurer. "Je m'ennuie de toi, j'ai envie de te voir. Enfin c'est toi qui appelle, j'aime ça! je te rappelle un peu plus tard, arrête de te poser des questions, té drôle!"

À me voir aller, je crois que ce ne fût pas suffisant pour me rassurer. Toutefois, je peux rationnaliser la situation. Il est vrai qu'il travaille très fort, que le traffic est fou, qu'il n'est pas chez lui, qu'il est fatigué...Ne pas tomber dans l'imaginaire!!!

Mais au fond de moi, j'aurais aimé "quand même" qu'il passe par dessus tout cela pour venir se blottir contre moi.

Patience et confiance sont de mise...

Alors, ce n'est que partie remise!

lundi 17 septembre 2007

Tourmentée

C'est avec le coeur et la tête rempli d'angoisses que je fais face à mon écran présentement.

Je l'admets, je m'attache à mon bel inconnu, je m'ouvre tranquillement à lui par peur que si je ne le fait, il parte. Du même coup, j'ai peur d'avoir mal. Laisser l'autre me découvrir c'est aussi lui donner des raisons de partir. Je sais, c'est aussi lui donner des raisons de rester! C'est aussi possiblement, faire peur par une démonstration d'attachement. Loin de moi la femme qui s'engage rapidement et qui tombe amoureuse en le temps de le dire...Toutefois, j'ai toujours eu cette crainte du désintéressement d'un individu une fois qu'il sait qu'il a une place pour lui dans le coeur de l'autre.

Il ne s'est passé rien de grave. Nous avons passé une superbe soirée samedi. Une bonne fondue, accompagnée de deux bouteilles de vins, des regards doux, tendres et taquins. Puis, il est parti dimanche pour un brunch. Il n'est pas revenu.

Surprise qu'il ne préfère pas dormir à mes côtés, comme il l'a fait depuis notre première rencontre, il m'a demandé si j'étais déçue. Comme toute femme qui se veut compréhensive et ouverte comme je l'ai toujours été pour mon amour du passé, je lui ai dit que non, que ça m'allait qu'il dorme chez lui. C'est le cas, j'aime ma solitude. J'apprécie l'indépendance!

Puis, il m'a demandé si j'allais, à mon tour me déplacer pour lui. Non pas que je ne le veulle pas, mais il habite temporairement chez sa mère. Disons que je préfère dormir et me réveiller chez moi sans craindre de déranger la "belle-maman".

Avant de mettre fin à notre conversation téléphonique, il m'a dit qu'il me rappellerait avant de se coucher, il ne l'a pas fait. Tous les matins et tous les après-midi, depuis notre rencontre, je reçois un appel de mon bel inconnu qui veut tout simplement me saluer ou prendre de mes nouvelles. Aujourd'hui, il ne l'a pas fait.

Est-ce moi qui suis trop indépendante, qui n'appelle pas assez et que l'on tente de réveiller en semant une distance? Ai-je fait quelque chose, ai-je dis quelque chose qui ne fallait pas?

Je suis tellement habituée d'être COUPABLE. C'est un automatisme que j'ai de me remettre en question aussitôt qu'il y a un événement qui me chicotte.

Suis-je en train de fabuler?

En ce moment, je m'en veux d'avoir ouvert une parcelle de mon coeur. Ce petit bout à l'air brûle d'insertitudes. Comme sur une plaie ouverte, vive est la douleur qui s'enlise dans ce bout de moi que j'ai tant tenté de préserver, de protéger.

Qui a déjà dit qu'il était bon d'avoir quelqu'un à qui penser?

Avec l'esprit tourmenté qui m'habite, les questionnements qui se bousculent aux portes de ce dernier, les craintes qui se chamaillent une place de choix aux premières loges... Avoir l'esprit occupé par quequ'un n'est pas ma définition du bonheur!

Dans mes cours de psychothérapie, on m'a déjà dit que souffrir c'est vivre!!! Et bien, je peux affirmer que je me sens en vie depuis le début de ma journée.

Peut-être aurai-je un discours différent une fois des validations effectuées auprès de mon bel inconnu! C'est le seul moyen qui existe afin de réduire l'anxiété qui m'envahie. Toutefois, je préfèrerais passer le tout sous le silence. J'ai peur d'avoir l'air trop perturbée, trop angoissée, trop, trop, trop...C'est toujours dans le jugement que ça se passe. "TROP" ou "PAS ASSEZ", ça peut pas juste ÊTRE avec moi.

Je dois toutefois passer par dessus toutes ces peurs si je veux pouvoir avancer dans la vie. Valider, vérifier...Au pire, il y aura confirmation de mes craintes...Au moins, je ne resterai pas dans la fabulation, dans l'imaginaire destructeur que devient le mien devant le doute. La vérité si elle est telle que je l'ai anticipée, sera moins souffrante!!!

jeudi 13 septembre 2007

Femer ou pas!

Ce soir, je songe à fermer mon blog!

Non pas que l'inspiration me manque ou le temps ou l'envie...

Non, c'est plutôt que je me demande à quoi il sert! Écrire me fait du bien, mais je peux très bien le faire sans toutefois publier. Je crois que c'est le fait de rester parfois sans réponse à vos possibles lectures qui me fait douter.

Mon but premier était de grandir à travers vos commentaires, de réfléchir, de me remettre en question, de m'encourager à poursuivre mes combats, à éclaircir mes pensées...

Sans commentaire difficile d'y parvenir!

Peut-être ai-je trop d'attentes? Peut-être suis-trop extrémiste? Peut-être!!!

En vain, c'est ce que je vais tenter d'évaluer dans les prochains jours...

mercredi 29 août 2007

Doutes

Il y a tellement de choses dont j'aimerais parler aujourd'hui!

Ce retour au travail qui se fait péniblement dû à ma cicatrice qui pique et qui me donne des maux de tête régulièrement. Cet intoxication alimentaire dont j'ai été la victime hier en après-midi. La fièvre et le malaise qu'il m'a causé! Les nuits à travers lesquelles je réussi à dormir que quelques heures. La fatigue au matin d'avoir si peu récupéré.

Ce début d'année rempli de responsabilités, d'organisation, de "coatching", de planification et de stress. Les retrouvailles avec ces petits bouts de choux perdus après deux mois de vacances. Le temps et la patience nécessaires pour les accompagner, les aider à vivre une belle rentrée et à réintégrer ce milieu rempli de contraintes, d'exigences et de demandes qu'est l'école.

Ce bel étranger qui se livre à moi jour après jour. Il se dit intoxiqué de moi, je suis sa drogue. Il commence ses journées avec l'envie de les terminer pour revenir au plus vite près de moi. Il m'appelle au courant de la journée, simplement pour savoir comment je vais. Il annule des rendez-vous pour pouvoir être à mes côtés.

Moi qui réalise de plus en plus à quel point mon passé a laissé des taches sur ma perception d'une relation. Moi et ma carapace ... Moi et ma façade... Moi qui se laisse ennivrer par l'exitation que ce bel étranger peut provoquer seulement en m'embrassant. C'est du jamais vu! Moi qui suis toujours aussi déstabilisée que la sexualité ne soit pas la source première de nos rencontres. Nous avons fait l'amour une seule fois depuis que nous nous voyons. La tendresse, les carresses, la douceur et la communication prime pour le moment. Moi qui tente d'apprivoiser tout cela. moi qui commence à apprécier tout cela.

Lui qui est patient avec moi. Lui qui me respecte dans ce que je suis. Lui qui aborde la déception que je peux lui causer en lui mentionnant être désillusionnée face aux hommes et à l'amour. Lui qui est prêt à renverser la vapeur et à faire sortir l'espoir qui siège tout au fond de moi, et ce, en douceur en respectant mon rythme. Lui qui est prêt à apprendre, à s'ouvrir dans plusieurs domaines qui lui sont moins familiers.

Moi qui crains un peu ce début de relation. Moi qui a l'habitude de reculer lorsque cela devient sérieux. Moi qui a peur de se tromper. Moi qui a peur de ne plus savoir aimer. Moi qui doute. Moi qui apprécie sa présence. Moi qui prends plaisir à le flatter, à l'embrasser, à le regarder. Moi qui le laisse entrer dans ma vie.

Lui qui me dit que cela fait longtemps qu'il n'a pas ressenti ce qu'il ressent pour moi. Lui qui aimerait probablement que ce soit aussi clair pour moi que pour lui. Lui qui prend le temps de vérifier si j'ai confiance en lui.

Moi qui reste indifférente devant le fait qu'il reçoive des appels d'anciens dossiers lorsqu'il est à la maison. Moi qui reste indifférente devant le fait qu'il rencontre son ex avec qui il passé dix ans sous prétexte qu'une déception de plus ou de moins dans ma vie face aux hommes ne changera pas grand chose. Moi qui ne sait même pas si cela me blesserait qu'il ne soit que de passage.

Moi et lui en plein apprentissage l'un de l'autre et de nous ensemble.

Hier soir il m'a demandé comment j'allais faire pour dormir les quatre prochaines nuits seule étant donné qu'il commence son shift de nuit. C'est avec le sourire que je lui ai dit que j'allais faire ce que j'ai fait et très bien fait lors de mes années de célibat. Dormir seule, prendre toute la place dans mon lit, faire l'étoile, apprécier les petits bouts de draps encore froids avec le bouts de mes pieds. Loin de moi était mon but de le blesser, mais n'aurait-il pas mieux aimé entendre que j'allais m'ennuyer?

Comment puis-je affirmer une telle chose quand j'ignore l'effet que cette distance provoquera en moi. Pour le moment, je vois son travail comme quelque chose de positif. Je vais retrouver mon univers, ma solitude et qui sait, peut-être qu'il me manquera? Et si c'est le cas, vais-être capable de lui faire savoir?

Et si rien ne se développait en moi? Et si je n'arrivais pas à être amoureuse encore une fois dans ma vie? Et si le confort était la seule chose qui m'attendait dans le futur? Saurais-je en être satisfaite pour le reste de ma vie? Pourrais-je avoir des enfants avec un homme avec qui il fait bon être sans pour autant avoir cette sensation passionnée que je recherche tant?

En fait, je doute beaucoup de moi. Je doute de mes capacités à aimer. Je doute de ce que je cherche. Je doute que cette sensation recherchée soit bénifique à long terme. Je doute que si je ne la ressente pas les choses soient vouées à l'échec. Je doute de ma capacité à être en relation. Je doute de ma capacité à me donner. Je doute de ma capacité à m'engager.

Je doute, je doute, je doute...

Autant j'étais là il y a quelques jours à peine à ne me poser aucune question, autant je suis là depuis ses révélations à craindre la suite. L'anxiété de rencontrer sa famille, d'avoir à me pousser pour surmonter tous pleins d'anticipations, de bousculer mon confort et ma sécurité par la présence d'un autre dans ma vie.

Pourtant, hier en l'embrassant sur l'oreillé, j'aurais pu pleuré tellement c'était bon, tellement je me sentais remplie, tellement je me sentais excitée. Et comme nous le faisons depuis quelques jours, notre désir n'est pas consommé...Le feu de l'excitation s'éteint par lui-même tout doucement comme pour se laisser se désirer plus longuement, plus lentement. Nous passerons à l'étape suivante quand tous deux sauront certains d'être "clean" afin de partager des moments intimes sans écran à notre plaisir.

Le voilà qui m'appelle. Ça me fait sourire...