Affichage des articles dont le libellé est travail. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est travail. Afficher tous les articles

jeudi 27 août 2009

Je flotte tel un ballon en pleine mer!

Oui, toujours cette sensation depuis une semaine!
Je flotte!
En toute honnêteté, je n'aime pas ça. Je n'ai aucun contrôle sur les vagues, ça me donne la nausée, ça m'étourdit, me donne des vertiges.
Je suis là, à m'installer pour faire face à mes nouvelles fonctions au travail, sans avoir l'envie de le faire. Je n'ai pas la motivation qui m'habite normalement, la "drive" nécessaire pour être productive. Je regarde autour de moi parfois et je me demande ce que je fais là. Ai-je vraiment envie de faire cela dans ma vie? Est-ce ce genre de personne que j'ai envie de côtoyer jour après jour? Vais-je aimé cette nouvelle ambiance de travail?

J'essaie de me concentrer sur tout le positif de ce changement. Je l'ai choisi pour des raisons valables. Je tente de m'y accrocher une minute à la fois.

J'ai l'impression que plusieurs de mes racines ont été coupées dernièrement. Mon père dans un premier temps, mes anciens élèves, la classe dans laquelle je me suis investie pendant quatre ans, mon équipe de travail avec qui j'avais développé une belle amitié, mon contrôle sur mon environnement. Je flotte!!! Moi qui est terre à terre!!! Bonjour l'insécurité, l'anxiété, l'insomnie, l'inflammation des cordes vocales, la sinusite.

Certaines vagues sont plus dérangeantes que d'autres, mais chacune me percute. Comment un ballon peut-il rester en place en pleine mer? Impossible, il se laisse aller et espère ne pas éclater sous la pression!

La plage serait bien appréciée en ce moment...il me semble que je prendrais des vacances.

lundi 12 novembre 2007

Deux mères en souffrance!!!

Deux mamans en détresse partagent ma vie en ce moment. Dans un cas, celui de ma soeur, la souffrance génère une énergie positive afin de s'en sortir et de protéger sa progéniture de son désordre psychologique. Voilà qu'elle n'arrive plus à taire son anxiété. La voilà dans l'état que j'étais il y a quatre ans, lorsque j'ai été hôspitalisée. Toute sa détresse lui fournie l'énergie nécessaire pour aller chercher de l'aide et tenter de s'en sortir.

Dans le deuxième cas, la mère d'un de mes élèves, la souffrance et la détresse génèrent des frustrations qu'elle déversse sur une personne différente à chaque semaine. Mon tour était venu, ce matin. À 8h30 présicément, j'ai commencé ma journée en me faisant ouvrir un doigt au sang par son fils et en faisant la lecture d'une lettre de deux pages, dans laquelle une tonne de bêtises y figuraient. Je suis donc, cette semaine, l'incompétente, la non-respectueuse, la non-professionnelle, la nulité et j'en passe.

Je sais que je ne dois pas prendre personnel toutes ces bêtises, reste que c'est blessant. Depuis l'arrivée de son fils dans ma classe, j'ai changé l'aménagement 7 fois afin de répondre à ses besoins. Je suis allée à l'hôpital pour lui, j'ai attendu la famille qui s'est pointée avec 1h30 de retard au rendez-vous. J'ai dépensé la plus grande partie de mon budget afin de répondre aux besoins extrèmes de son fils, je vis avec lui jour après jour même si parfois, je pourrais le renvoyer à la maison à cause de son agitation non-contrôlée.

J'imagine que cette mère doit vivre une grande détresse pour agir de la sorte. Je peux passer par dessus le fait qu'elle se défoule de cette façon, mais ce qui me dérange le plus, c'est qu'elle omet volontairement de donner sa médication à son enfant afin de nous faire souffrir à notre tour. Ce qui arrive c'est qu'effectivement notre journée est horrible, mais celle de son garçon l'est tout autant. Aucune possibilité d'apprentissage dans un état comme le sien. Des besoins buccaux tellement présents que rien n'arrive à le satisfaire et qu'il passe sa journée pris par ses besoins, ses obsessions.

Dans le premier cas, je suis fière de voir que malgré l'épuisement, la détresse et la souffrance ma soeur cherche à s'en sortir. Cela me sécurise et me permet de lui faire confiance.

Dans le deuxième, j'entends la détresse, je la subis et un enfant aussi. J'ose espérer que cette maman ne passera pas toute sa vie à tenir la terre entière responsable de ses difficultés. Si tel est le cas, elle n'arrivera pas à s'en sortir et cela m'attriste!

La leçon dans toute cette histoire: Après la colère, la frustration et la rage que les insultes génèrent en nous, on arrive à voir que derrière ces dernières se cachent un message que l'on se doit d'écouter! Distance et Patience requises...

mardi 9 octobre 2007

On se resaisit....

Ouin ben la madame, elle est perdue!

C'est en discutant avec mon bel inconnu hier soir et en discutant de tout cela avec une copine ce matin que je me suis mise à remettre en doute ma décision et mon attitude de la fin de semaine.

Les paroles de ma copine résonne dans mes oreilles: "tu as été rochante ma belle avec lui"

C'est possible...je peux l'admettre...il est vrai que cela fait seulement une semaine que nous avons recommencé à nous fréquenter. Je ne peux pas lui demander une implication totale...
il me demande d'être patiente, de lui laisser du temps et que le reste va suivre.

S'il est revenu vers moi après sa période de réflexion ça démontre de l'intérêt pour moi ça...et qu'il se déplace pour venir me voir quelque fois dans la semaine quand ses journées sont ultra occupées est aussi une autre d'intérêt hen!!!

Je crois que les démons du passé viennent bousculer mon présent et font en sorte que je bouscule celui de mon el inconnu...

Où j'en suis? Encore à réfléchir...

J'aimerais qu'il essaie de me retenir...juste ça...ça m'aiderait à poursuivre avec lui...

Puis, pour ce qui est du stress financier, j'ai travaillé toute la nuit la-dessus...je mets les toiles et les colliers que je fais sur ebay...peut-etre que quelqu'un pourrait être tomber en amour avec l'une de mes oeuvres? Puis mes colliers se sont toujours bien vendus alors...

Puis, si ma copine fait son changement de carrière comme prévu...je serais partante pour m'épuiser davantage en prenant la relève avec sa clientèle.

Puis, si j'arrive à piler sur mon orgueil, je vais aller voir papa pour qu'il me fasse un prêt...pas d'intérêt à payer, ça parraît...

Puis, il y a toujours des restos qui cherchent des serveuses...

Fini la pénombre...je dois foncer et le soleil se pointera le bout du nez plus rapidement que si je l'attends...

On se secoue et on se resaisit...du moins pour se domaine là!!!

lundi 24 septembre 2007

Un enfant en cage!

Je suis dépassée par certaines situations dans le milieu scolaire.

Voilà qu'après un mois d'école, j'accueille un nouvel élève. Il s'avère que ce dernier est tout un cas. À un point tel que je me questionne sur le fait que notre école puisse répondre à ses besoins. Deux avant-midi et je suis découragée, épuisée et anxieuse pour la suite.

Deux avant-midi où nous avons vécu, mon éducatrice et moi, le chaos total. Deux avant-midi pendant lesquelles mes quatre autres enfants ont été assis devant la télévision pendant nous tentions de gérer notre petit nouveau, que nous tentions de tout redéplacer le mobilier afin de répondre aux besoins de cette petite boule d'énergie et par le fait même, nous donner un temps pour souffler.

Un autiste avec une déficience non qualifié jusqu'alors, mais qui semble être profonde et hyperactif en plus de tout cela. Le premier avant-midi, nous nous sommes faites dire qu'il n'avait pas reçu sa médication. Le deuxième avant-midi, aucun changement n'a été remarqué avec la médication.

Un enfant avec des besoins bucaux tellement forts qu'il lèche tout: télé, ordi, tuyau de métal, clôtures ou que tout ce qui lui tombe sous la main se retrouve dans sa bouche. Donc, dangerosité numéro 1: l'étouffement. De plus, c'est un enfant qui grimpe partout et qui tente de fuguer constamment. S'évader de la classe, s'évader de la cours d'école. Pour aller où? On l'ignore et lui aussi probablement. Dangerosit 2: la perte d'un enfant. Les autistes ont des fixations comme ça...ce qui arrive c'est lorsque la déficience s'en mêle, c'est assez complexe de faire comprendre à l'enfant le pourquoi du comment.

Certaines fixations sont plus simples que d'autres à traiter...Les fugues ça demandent que tout le monde se mobilise. Notre petite tournade ne peut pas être laissé 1 minute tout seul. Il monopolise un intervenant tout au long de la journée.

Vous ai-je déjà parlé des quatre autres enfants que j'ai?

Deux à mobilités réduites qui ont besoin d'un accompagnement tout au long de la journée. Le premier est gavé, porte un corset quelques heures par jour, se déplace péniblement et tape tous ceux qui passent trop prêt de lui. L'autre a le syndrôme de Rett, maladie dégénérative qui s'attaque seulement aux petites filles. Après la première phase, la petite fille perd tous ses acquis. Donc, bien souvent, comme dans mon cas, l'enfant n'a plus l'usage de ses mains et marche en titubant. D'où la nécessité d'un accompagnement.

Les deux autres ont leur pleines capacités physiques. Ils ont pleins d'énergie, se déplacent seul et fonctionnent merveilleusement bien dans la structure proposée. L'un deux s'automutile a en faire pitié lorsqu'il ne se sent pas bien et l'autre a un problème de constipation qui lui fait faire des crises dont les hurlements sont pénibles à entendre tant la douleur est perceptible.

Vous imaginez maintenant le topo du goupe en entier? Disons que la tornade n'arrive pas dans un groupe où les intervenants ont beaucoup de temps libre. En fait, ils en ont pas du tout. Et pour assurer la sécurité de notre petit nouveau, cela exige que tous les autres enfants soient privés de services. Ils écopent à cause de la lourdeur de leur nouveau compagnon de classe.

Afin que gérer cette boule d'énergie, un coin a été bati pour lui. Ce coin, je l'appelle la cage! C'est effectivement à ça que ça ressemble. Je ne suis tellement pas alaise moralement avec cette façon de faire. Depuis sa construction, j'essaie de valider quelle est la légalité de cet endroit.

Vous serez beaucoup plus outrés que moi en apprenant que c'est une pratique courante avec des jeunes ayant un tel profil. Et sachez, qu'ils peuvent y passer des heures. Tant que cette mesure reste temporaire, il n'y a rien d'illégal.

Le tout en espérant apprendre à l'enfant, graduellement lors de ses sorties, à mieux se comporter. Ce qui me tue dans tout cela, c'est que bien des enfants ayant goutté à cette mesure ont été relocalisé ou ne sont plus scolarisé aujourd'hui. Pourquoi le système scolaire met tant de temps à placer les enfants là où il le faut? Pourquoi personne ne se mobilise pour s'assurer d'une bonne médication? Pourquoi le système scolaire coupe sans cesse les services quand la clientèle, elle, en requiert davantage?

Je suis aberrée devant toutes ces failles. Je suis dépassée par la situation. Je suis découragée devant l'année scolaire que je m'apprête à vivre.

Dès demain, je devrai par dessus mes principes moraux pour survivre, préserver la santé de mon éducatrice et la mienne. J'espère seulement que cette mesure ne servira pas longtemps et que la médication du petit nouveau fera effet afin de lui permettre d'être libre, afin de lui permettre de partager l'environnement avec nous tous, afin de lui permettre de faire des apprentissages si minimes soient-ils, mais des apprentissages.

J'espère avoir la force de finir mon année scolaire si la situation ne s'améliore guerre. Je veux être là pour les autres, je veux pouvoir leur faire profiter de tout l'amour que je leur porte et de toute la confiance que j'ai envers eux, envers leur apprentissage, envers leur développement.

Je m'investie beaucoup et je prends mon travail vraiment à coeur...
Peut-être même trop parfois...mais je veux m'assurer de pouvoir l'effectuer du mieux possible, mais pour cela, ça prend un minimum de condition!!!