mardi 1 janvier 2008

Nostalgie et Mélancolie

À chaque année c'est pareil. Une nostalgie et une mélancolie m'habitent et viennent ternir mes fêtes.

Depuis 8 ans, donc depuis ma séparation avec l'Homme qui a tourmenté ma vie, je ressens une certaine nostalgie pendant les vacances de Noël. Elle s'empare de moi sournoisement pendant une soirée où tout bonnement, je suis étendue dans mon sofa à dévorer les images qui défillent devant moi sur l'écran de mon téléviseur.

Elle prends place dans mon estomac. Elle s'y loge et ce pour une longue période. En fait, souvent jusqu'au retour au boulot. Nostalgique des Noël d'antan, nostagique des grosses fêtes de fin d'année entre amis, nostalique de partager ma vie avec un être aimé, nostalgique d'avoir quelqu'un à embrasser sous le cri des flûtes au coup de minuit, nostalgique de pouvoir perdre mon regard dans celui d'un autre en lui souhaitant la bonne année...

À toute cette nostalgie qui ce centre sur mon nombril, une mélancolie se faufile et m'envahit. J'ai une pensée pour tous ces êtres sur terre qui vivent dans la pauvreté, dans l'isolement, la solitude. Je suis sensible au vécu de tous ces enfants qui passent leur réveillon dans un centre d'accueil. Je crois sincèrement que l'année prochaine, j'irai y faire du bénévolat. Cela fait déjà deux ans que cette idée m'habite. Alors, tant qu'à vivre ces émotions seule, aussi bien partager des sourires, des câlins avec ceux qui pourraient en avoir besoin!

Ma profession me fait voir parfois des réalités que j'aimerais mieux ne pas connaître. Pendant que certains enfants trop gâtés se questionnent sur les cadeaux qu'ils recevront, d'autres n'ont qu'un seul désire, celui de ne pas avoir de vacances de Noël. Aller à l'école leur assure de manger adéquatement, d'avoir un toit chaud sur la tête, de voir des amis, des gens qui sourient.

Serait-il possible de faire une émission sur eux. Tout comme celle qui sont faitent pour les enfants d'Afrique à parainer? Je suis attristée de voir que nous n'en fassions pas plus pour tous ces gens d'ici qui vivent dans des conditons pitoyables.

Paniers de Noël, bonne idée, mais est-ce suffisant une fois par année?

Le bonheur je le vois dans les yeux et les sourires des miens. Je l'apprécie au plus haut point. Il n'y a pas à dire, j'ai vécu, cette année, mon plus Noël depuis des années auprès des miens. Pas d'appareil numérique en cadeau, pas de billets de spectacles ou tous autres matériels qui valent une petite fortune et qui ruinent bien des gens qui s'imaginent procurer le bonheur aux leurs avec ces babioles. Non, rien de tout cela. Depuis longtemps, nous n'avions pas vécu un réveillon dans l'harmonie fraternelle. Tous avons été capable de faire ce merveilleux constat et de se le partager. Ce fût bon, le plus beau cadeau que l'on pouvait s'offrir et offrir à nos parents. Quel bonheur de les voir se réjouirent de nous avoir tous à leur côté en train de s'aimer.

Pleins d'images et de constatations se bousculent dans ma tête. Chaque année c'est pareil, une nostalgie et une mélancolie s'emparent de moi et viennnent ternir le temps des fêtes. J'aimerais que tous puissent avoir accès à de tels moments.

à chaque année c'est pareil une nostalgie et une mélancolie se faufilent en moi et ...

mardi 18 décembre 2007

À ta demande!!!

Et bien, les choses ne se passent pas toujours comme on le désir hen!

Je n'ai pas revu mon ami de longue date, l'homme de vie comme je me plais à le définir et ce, sans savoir si c'est vraiment le cas. Après plusieurs invitations lancées de ma part et une longue période de silence de la sienne, j'ai finit par croire qu'un autre homme venait de lever lancre sans l'annoncer.

J'ai pris mon courage à deux mains, je lui ai écrit un courriel lui demandant des explications à ce silence. À mon grand soulagement, il m'a répondu. Une très mauvaise gestion de son temps explique son silence. Pris par le travail de jour et les contrats de soir, il n'a plus de disponibilité, mais il m'assure avoir envie de me revoir. Quand? Il l'ignore! Il doit attendre que les choses se calment, il craint que cette situation me "turn off". Pour lui c'est clair, nous nous reverrons si je le désire toujours.

Comme je l'ai déjà mentionné, je ne peux passer à côté de cet homme. Je dois aller valider s'il est bel et bien L'HOMME. Je vais donc être patiente et laisser la vie se charger de nos destins.

Pour ce qui est de mon bel étranger, nous avons eu une belle discussion. Nous nous apprécions sans toutefois ressentir le feeling par lequel nous désirons être habités. Nous nous voyons occasionnellement. Nous partageons de bons moments ensembles sans exiger quoique se soit l'un de l'autre. Je sais qu'aussitôt que l'homme de ma vie se pointera le bout du nez, je mettrai un terme à cette relation. Ce ne sera pas évident à faire puisque j'adore lorsque nos deux corps se rencontre.

Alors voilà, à ta demande ma Ju, la suite de l'histoire!

dimanche 2 décembre 2007

Triangle

Un chose complètement folle m'arrive. Vraiment! Je capooooooote!

Il y a 8 ans, lorsque je me suis séparée de mon fou, je me suis mise à voir un ami plus régulièrement. Il y avait une de ces chimies...Ouff...un soir devant l'entrée d'un motel, je lui avais dit non. Je sortais d'une relation basée sur la sexualité et je ne voulais pas reproduire la même chose avec lui. Il avait très bien accepté ma demande. Les jours suivirent et on s'appellait question de se voir, mais ça n'adonnait pas. C'était lui ou c'était moi qui était occupé.

Un soir, un de ses copains lui a téléphoné juste avant notre rendez-vous , car il avait besoin d'aide. C'est à ce moment même que mon bel ami était tombé en amour avec une femme de plusieurs années son aîné. Nous ne nous sommes plus revu pendant de longues années. Un soir, totalement par hasard, nous nous sommes croisés dans un bar. C'est alors que je lui avais avoué que je croyais qu'il était l'homme de vie, que nous avions manqué de timing lors de notre permière fréquentation et qu'encore à ce jour c'était le cas, mais que le destin allait nous réunir, j'en était convancue. je l'avais boulversé avec mes propos. Il avait fait preuve d'une grande retenue afin de ne pas tromper sa copine.

Voilà que cette semaine, je l'ai retrouvé sur facebook. Remplie de sincérité et de curiosité je lui ai envoyé un petit bonjour. Ce fut ensuite à son tour d'être très surpris d'avoir de mes nouvelles et de me renvoyer le petit bonjour. À notre grand étonnement, nous sommes tous les deux célibataires. Pour la première fois depuis 8 ans en même temps. Avec excitation et une grande joie nous nous sommes donnés rendez-vous.

19 heures plus tard, il quittait ma demeure en me demandant si j'allais bien vouloir le revoir. Qu'en pensez-vous?

Le besoin de valider si c'est vraiment l'homme de ma vie est tellement grand que j'ai délessé mon nouvel étrangé de côté. Je suis remplie de malaises, mais il n'était juste pas question de passer à côté de celui à qui j'ai tant pensé pendant ces 8 dernières années. C'est complètement fou. Je ne le connais pas assez pour savoir si c'est lui le bon, mais j'ai tellement toujours eu un feeling en pensant à lui ou en parlant de lui que je me dois d'aller vérifier tout cela.

Je suis toute perturbée de cette situation qui sort totalement du commun, mais qui risque également de blesser ou de décevoir quelqu'un. Mon bel étranger et moi n'avons aucun engagement l'un envers l'autre, déjà je me posais dix milles questions sur lui, car je n'ai pas le p'tit feeling que j'aimerais ressentir pour quelqu'un. Je dis oui à l'engagement en autant que je ressente quelque chose de fort. Je ne veux pas une famille à n'importe quel prix. Je n'ai pas besoin d'un homme absolument dans ma vie. S'il y est, je veux avoir envie qu'il y soit, que tout coule naturellement, qu'une simplicité flotte au dessus de nos têtes.

Bref, j'ignore ce qui va se passer...j'ignore comment je vais gérer tout cela...pour le moment, j'essaie juste de me déculpabiliser, d'apprécier en même temps, de rester terre à terre et de faire confiance en la vie...

samedi 24 novembre 2007

confidences

Si vous avez lu le billet précédent, vous aurez deviné que j'ai rencontré un nouvel inconnu. Voilà déjà deux semaines que nous nous voyons de manière régulière. C'était bien parti pour que cela se limite à une belle complicité au lit, mais voilà qu'il se passe quelque chose de particulier en moi auquel je n'avais pas pensé.

Je suis devant un bel homme de 8 ans mon aîné qui sait s'exprimer, qui verbalise tout ce qu'il ressent, qui respecte mon rythme, qui me donne de l'attention, qui me dit que je suis belle, qu'il a envie de moi, qui me remrcie pour un tout ou pour un rien et j'en passe. Jamais, dans ma vie, un homme n'a été aussi attentionné, doux, tendre et respectueux envers moi. J'en suis déstabilisée parfois.

Sans trop savoir où cette rencontre allait me mener, je me suis laisser aller en gardant une grande réserve de ma personne. Par peur d'être à nouveau blessée, j'ai repris cette carapace qui m'a toujours protégée et empêchée de vivre à fond mes relations.

Pour moi, toute une étape vient de se franchir avec mon bel homme. Une soirée de confidences a eu lieu hier et depuis, je me sens tellement plus libre d'être. Être moi-même, le plus laid de mon être ne l'a pas fait fuir, alors...

Il sait ce que je tente toujours de cacher de peur de faire fuir les gens. Il a tellement bien reçu mes confidences sur l'anxiété, la médication y étant reliée, mon côlon irritable et la médication y étant également reliée. À ma grande surprise, lui-même est anxieux et il est médicamenté aussi. Sa réceptivité à mes confidences vient forcément de ses connaissances sur le sujet. Il n'en revenait même pas que j'ai pu avoir été stressée ou gênée de lui en parler.

Un grand pas vient d'être franchi, une barrière vient de tomber. Depuis que cette peur du jugement s'est envolée, je me sens libre.

J'apprécie davantage sa présence dans ma vie. J'ai adoré le moment que j'ai eu en sa compagnie hier soir et j'ai déjà hâte que mon regard croise encore le sien ce soir.

hummmm
Il y a de ces moments dans la vie qui font en sorte qu'on l'apprécie!

jeudi 15 novembre 2007

Irrésistible

J'en envie de tes yeux, de ta bouche, de tes mains, de tes seins, as-tu envie des miens?
Que ton engin se glisse dans le mien...
Que nos deux corps chauds se rencontrent encore et encore.
Que sous cette pluie de baisers jaillisse nos deux sourires complices de ces soirées endiablées auxquelles nous n'arrivons plus à résister.

À quand la prochaine envolée?

lundi 12 novembre 2007

Deux mères en souffrance!!!

Deux mamans en détresse partagent ma vie en ce moment. Dans un cas, celui de ma soeur, la souffrance génère une énergie positive afin de s'en sortir et de protéger sa progéniture de son désordre psychologique. Voilà qu'elle n'arrive plus à taire son anxiété. La voilà dans l'état que j'étais il y a quatre ans, lorsque j'ai été hôspitalisée. Toute sa détresse lui fournie l'énergie nécessaire pour aller chercher de l'aide et tenter de s'en sortir.

Dans le deuxième cas, la mère d'un de mes élèves, la souffrance et la détresse génèrent des frustrations qu'elle déversse sur une personne différente à chaque semaine. Mon tour était venu, ce matin. À 8h30 présicément, j'ai commencé ma journée en me faisant ouvrir un doigt au sang par son fils et en faisant la lecture d'une lettre de deux pages, dans laquelle une tonne de bêtises y figuraient. Je suis donc, cette semaine, l'incompétente, la non-respectueuse, la non-professionnelle, la nulité et j'en passe.

Je sais que je ne dois pas prendre personnel toutes ces bêtises, reste que c'est blessant. Depuis l'arrivée de son fils dans ma classe, j'ai changé l'aménagement 7 fois afin de répondre à ses besoins. Je suis allée à l'hôpital pour lui, j'ai attendu la famille qui s'est pointée avec 1h30 de retard au rendez-vous. J'ai dépensé la plus grande partie de mon budget afin de répondre aux besoins extrèmes de son fils, je vis avec lui jour après jour même si parfois, je pourrais le renvoyer à la maison à cause de son agitation non-contrôlée.

J'imagine que cette mère doit vivre une grande détresse pour agir de la sorte. Je peux passer par dessus le fait qu'elle se défoule de cette façon, mais ce qui me dérange le plus, c'est qu'elle omet volontairement de donner sa médication à son enfant afin de nous faire souffrir à notre tour. Ce qui arrive c'est qu'effectivement notre journée est horrible, mais celle de son garçon l'est tout autant. Aucune possibilité d'apprentissage dans un état comme le sien. Des besoins buccaux tellement présents que rien n'arrive à le satisfaire et qu'il passe sa journée pris par ses besoins, ses obsessions.

Dans le premier cas, je suis fière de voir que malgré l'épuisement, la détresse et la souffrance ma soeur cherche à s'en sortir. Cela me sécurise et me permet de lui faire confiance.

Dans le deuxième, j'entends la détresse, je la subis et un enfant aussi. J'ose espérer que cette maman ne passera pas toute sa vie à tenir la terre entière responsable de ses difficultés. Si tel est le cas, elle n'arrivera pas à s'en sortir et cela m'attriste!

La leçon dans toute cette histoire: Après la colère, la frustration et la rage que les insultes génèrent en nous, on arrive à voir que derrière ces dernières se cachent un message que l'on se doit d'écouter! Distance et Patience requises...

mardi 6 novembre 2007

du changement

Ma restructuration mentale se poursuit et c'est cette même phrase, dont je vous parlé la dernière fois, qui m'aide le plus à ramener les choses à des proportions plus normales, plus réalistes.

Je me la répète tellement souvent dans une journée. Au volant, quand je me rends compte que je roule vite pour ne pas arriver en retard à un rendez-vous, quand je commence à paniquer au travail parce que certaines choses ne sont pas faites, quand je ressens de la pression de la part d'une famille qui a des attentes non-réalistes pour leur enfant...je capote moins avec le ménage, la vaisselle...je respire...

Ça fonctionne bien. Depuis que j'applique cette philosophie à mon quotidien, il est plus léger, je suis de meilleure humeur, j'ai plus d'énergie, je suis moins découragée, je suis surtout moins stressée.

Ce n'est pas le nirvana encore, mais bon dieu, c'est plus plaisant que ce ne l'était.

Et on continue!!!