mercredi 29 août 2007

Doutes

Il y a tellement de choses dont j'aimerais parler aujourd'hui!

Ce retour au travail qui se fait péniblement dû à ma cicatrice qui pique et qui me donne des maux de tête régulièrement. Cet intoxication alimentaire dont j'ai été la victime hier en après-midi. La fièvre et le malaise qu'il m'a causé! Les nuits à travers lesquelles je réussi à dormir que quelques heures. La fatigue au matin d'avoir si peu récupéré.

Ce début d'année rempli de responsabilités, d'organisation, de "coatching", de planification et de stress. Les retrouvailles avec ces petits bouts de choux perdus après deux mois de vacances. Le temps et la patience nécessaires pour les accompagner, les aider à vivre une belle rentrée et à réintégrer ce milieu rempli de contraintes, d'exigences et de demandes qu'est l'école.

Ce bel étranger qui se livre à moi jour après jour. Il se dit intoxiqué de moi, je suis sa drogue. Il commence ses journées avec l'envie de les terminer pour revenir au plus vite près de moi. Il m'appelle au courant de la journée, simplement pour savoir comment je vais. Il annule des rendez-vous pour pouvoir être à mes côtés.

Moi qui réalise de plus en plus à quel point mon passé a laissé des taches sur ma perception d'une relation. Moi et ma carapace ... Moi et ma façade... Moi qui se laisse ennivrer par l'exitation que ce bel étranger peut provoquer seulement en m'embrassant. C'est du jamais vu! Moi qui suis toujours aussi déstabilisée que la sexualité ne soit pas la source première de nos rencontres. Nous avons fait l'amour une seule fois depuis que nous nous voyons. La tendresse, les carresses, la douceur et la communication prime pour le moment. Moi qui tente d'apprivoiser tout cela. moi qui commence à apprécier tout cela.

Lui qui est patient avec moi. Lui qui me respecte dans ce que je suis. Lui qui aborde la déception que je peux lui causer en lui mentionnant être désillusionnée face aux hommes et à l'amour. Lui qui est prêt à renverser la vapeur et à faire sortir l'espoir qui siège tout au fond de moi, et ce, en douceur en respectant mon rythme. Lui qui est prêt à apprendre, à s'ouvrir dans plusieurs domaines qui lui sont moins familiers.

Moi qui crains un peu ce début de relation. Moi qui a l'habitude de reculer lorsque cela devient sérieux. Moi qui a peur de se tromper. Moi qui a peur de ne plus savoir aimer. Moi qui doute. Moi qui apprécie sa présence. Moi qui prends plaisir à le flatter, à l'embrasser, à le regarder. Moi qui le laisse entrer dans ma vie.

Lui qui me dit que cela fait longtemps qu'il n'a pas ressenti ce qu'il ressent pour moi. Lui qui aimerait probablement que ce soit aussi clair pour moi que pour lui. Lui qui prend le temps de vérifier si j'ai confiance en lui.

Moi qui reste indifférente devant le fait qu'il reçoive des appels d'anciens dossiers lorsqu'il est à la maison. Moi qui reste indifférente devant le fait qu'il rencontre son ex avec qui il passé dix ans sous prétexte qu'une déception de plus ou de moins dans ma vie face aux hommes ne changera pas grand chose. Moi qui ne sait même pas si cela me blesserait qu'il ne soit que de passage.

Moi et lui en plein apprentissage l'un de l'autre et de nous ensemble.

Hier soir il m'a demandé comment j'allais faire pour dormir les quatre prochaines nuits seule étant donné qu'il commence son shift de nuit. C'est avec le sourire que je lui ai dit que j'allais faire ce que j'ai fait et très bien fait lors de mes années de célibat. Dormir seule, prendre toute la place dans mon lit, faire l'étoile, apprécier les petits bouts de draps encore froids avec le bouts de mes pieds. Loin de moi était mon but de le blesser, mais n'aurait-il pas mieux aimé entendre que j'allais m'ennuyer?

Comment puis-je affirmer une telle chose quand j'ignore l'effet que cette distance provoquera en moi. Pour le moment, je vois son travail comme quelque chose de positif. Je vais retrouver mon univers, ma solitude et qui sait, peut-être qu'il me manquera? Et si c'est le cas, vais-être capable de lui faire savoir?

Et si rien ne se développait en moi? Et si je n'arrivais pas à être amoureuse encore une fois dans ma vie? Et si le confort était la seule chose qui m'attendait dans le futur? Saurais-je en être satisfaite pour le reste de ma vie? Pourrais-je avoir des enfants avec un homme avec qui il fait bon être sans pour autant avoir cette sensation passionnée que je recherche tant?

En fait, je doute beaucoup de moi. Je doute de mes capacités à aimer. Je doute de ce que je cherche. Je doute que cette sensation recherchée soit bénifique à long terme. Je doute que si je ne la ressente pas les choses soient vouées à l'échec. Je doute de ma capacité à être en relation. Je doute de ma capacité à me donner. Je doute de ma capacité à m'engager.

Je doute, je doute, je doute...

Autant j'étais là il y a quelques jours à peine à ne me poser aucune question, autant je suis là depuis ses révélations à craindre la suite. L'anxiété de rencontrer sa famille, d'avoir à me pousser pour surmonter tous pleins d'anticipations, de bousculer mon confort et ma sécurité par la présence d'un autre dans ma vie.

Pourtant, hier en l'embrassant sur l'oreillé, j'aurais pu pleuré tellement c'était bon, tellement je me sentais remplie, tellement je me sentais excitée. Et comme nous le faisons depuis quelques jours, notre désir n'est pas consommé...Le feu de l'excitation s'éteint par lui-même tout doucement comme pour se laisser se désirer plus longuement, plus lentement. Nous passerons à l'étape suivante quand tous deux sauront certains d'être "clean" afin de partager des moments intimes sans écran à notre plaisir.

Le voilà qui m'appelle. Ça me fait sourire...

lundi 27 août 2007

Laissons la nature faire son oeuvre

C'est tout bonnement, qu'hier, mon bel inconnu m'a annoncé qu'il allait régler de vieux dossiers cette semaine pour en mener un de front, le mien.

Sur le coup, j'ai pensé à Marc Boilard, vous connaissez? Je déteste ce personnage qui se fait très prétentieux à mes yeux. Il parle de filles comme de dossiers sur lesquels l'homme se doit de travailler afin de les régler (conclure, baiser). Donc, lorsque mon étranger m'a annoncé sa nouvelle, j'ai pris soin de lui demander s'il était un fan de ce type. À mon grand soulagement, il ne l'est pas. C'était sa façon, à lui, de me dire qu'il allait mettre fin aux précédentes rencontres toujours à demi-actives pour me faire une place dans sa vie. Il m'a annoncé que depuis notre rencontre, il n'avait plus du tout envie de butinner. Puis, il m'a demandé ce que j'attendais de lui.

En fait, j'attends rien. Je suis bien en ce moment, je profite du temps que je passe à ses côtés. Nous avons beaucoup de plaisir, qui pour une fois ne se résume pas à de la sexualité, nous vivons de bons moments de tendresse, de complicité, de bonnes discussions engagées, des fous rire et encore des fous rire...

Je lui ai dit tout cela en lui expliquant que la vie nous mènerait là où elle en aurait envie. En attendant, je m'engageais, à mon tour, d'arrêter mes rencontres et de mettre un terme aux échanges entamés avec d'autres prétendants.

Je croyais bien être remplie de questionnements, de craintes à ce point-ci d'une relation et à ma grande surprise, rien! J'en suis même confuse. Comment se fait-il que je ne me pose pas de question? Comment se fait-il que je n'aie pas envie de prendre mes jambes à mon cou? Comment se fait-il que je sois si relax devant autant d'intérêt porté à mon égard?

Faut-il être mazo pour chercher à se poser des questions lorsque ces dernières ne viennent pas d'elles mêmes?

C'est avec le sourire que j'en fais le constat et que je réalise que je suis bien dans ce que je vis présentement. Tout simplement, bien! L'eau coule tout doucement dans le ruisseau comme elle se doit, enfin c'est ce que je crois.

Ses visites et ses appels devenus fréquents ne me tombent pas sur les nerfs, je les trouve même mignons. Je n'ai pas envie de le pousser en bas du lit au bout d'une demi heure à ses côtés. C'est du non connu depuis ma dernière rupture.

La vie n'est-elle pas remplie de surprises?

Qui l'aurait cru? J'en suis la première étonnée...

À toi ma chum, je te dis encore une fois...tu avais raison...Mais ne pars pas en peur là...je ne suis pas marier, je ne suis pas prête à être enceinte, je ne suis pas encore amoureuse...Je sais que tu en rêves, que tu es toute excitée pour moi, mais ne sautons pas aux conclusions trop vite...même si avec le temps et tes prédictions tu commences à me troubler...Je t'embrasse...

Laissons la nature faire son oeuvre!

samedi 25 août 2007

Jamais deux sans trois...

C'est en cette journée plutôt moche que j'ai décidé de me lancer dans mon ménage.

Après avoir fait l'intérieur, l'envi m'a pris de laver ma porte patio. Le moustiquaire avait besoin d'un bon nettoyage. Je l'ai donc descendu (j'habite au deuxième) et je l'ai installé afin de l'arroser avec l'arrosoir. En me pencahnt pour atteindre cette dernière, je me suis cognée la tête bien comme il faut sur le coin d'une feuille de métal assez épaisse qui sert à faire des toits.

Première réaction: "haaaaaaaaaa, aoutch aoutch aoutch" je mis ma main sur la plaie en sachant très bien qu'il y aurait sûrement un peu de sang. Quelle ne fût pas ma surprise...ma main était remplie et j'ai senti le sang couler tout le long de mon visage. Avec une certaine panique dans le corps, j'ai enjambé les escaliers afin d'aller me mettre la tête dans l'eau froide. Faiblesses par dessus faiblesses, panique par dessus panique, le sang était on ne peut plus au rendez-vous. Moi qui perds connaissance à la vue d'une simple goutte!

Avec peine et misère j'ai mouillé une débarbouillette et en rempant je me suis rendue dans ma chambre là où mon téléphone se trouvait. J'ai pris tout mon petit change pour appeller mon frère qui habite juste en bas de chez moi. Lorsqu'il est arrivé et qu'il m'a vu, la panique s'est emprise de lui à son tour. Il ne s'est même pas approché de moi. Le sang qui coulait dans mon visage et qui se traçait un chemin jusque dans mon cou à eu raison de lui.

"Je ne peux pas t'aider, je ne peux pas voir ça, je vais perdre connaissance, qu'est-ce qu'il faut que je fasse?" Je lui ai donc demandé de communiquer avec ma mère, c'est ce qu'il a fait. Il a ensuite rassemblé toutes ses forces pour venir me laver le visage et il est ressorti de ma chambre en me disant que ma mère serait là sous peu. Pauvre de lui, il faisait pitié à entendre. Il aurait tant aimé aider sa petite soeur, mais il savait qu'il ne serait pas d'une très grande aide en perdant connaissance.

Ma mère est ensuite arrivée. À la vue de la plaie, elle m'a dit que l'on devait de rendre à l'hôpital. Après deux heures d'attente, couchée sur une civière à tacher tous les draps, un mal de tête assez intense s'est emparé de moi. Trois tylenol plus tard et deux autres heures et demi d'attente, je me suis fait faire quatre points. Encore une fois, les faiblesses se sont emparées de mon corps. La fatigue, le choc, le fait de ne pas avoir mangé de la journée et la douleur n'était guère des alliées dans mon état.

Le docteur suggéra à ma mère de me garder pour la nuit. "Il arrive parfois, après un traumatisme crânien, que certains patients vomissent la nuit, qu'ils ne se sentent pas bien, si tel est le cas pour votre fille, voudrait mieux qu'il y ait quelqu'un avec elle et qu'elle soit reconduite à nouveau à l'hôpital." J'ai pensé à mon affaire sur la route du retour. Je préférais dormir dans mon lit, dans mes affaires, prendre une douche et nettoyer tout ce sang séché dans mes cheveux. Si une complication faisait surface, j'appellerais ma mère sur le champ.

Afin de rassurer mon grand frère, je l'ai téléphoné à mon arrivée. Il n'a pas réussi à mangé depuis que mon accident est arrivé. Il est allé voir la feuille de métal, mes cheveux y étaient accrochés comme pour prévenir qu'il y avait un danger possible à cet endroit. Il a attaché une corde jaune afin d'éviter qu'une telle chose se reproduise, puis, je crois, qu'il a culpabilisé un peu.
Il ne me l'a pas dit, mais au téléphone, il a pris soin de me dire que cela aurait pu être évité...

Bref, mon moustiquaire est encore sale! Et moi, crevée! La tête me fait mal, les cheveux aussi et mes nerfs sont tellement tombés à plat qu'une bonne nuit de sommeil ne me fera sûrement pas de tort.

J'ai maintenant trois cicatrices sur la tête...j'imagine que c'était celle qui me manquait!!!

Jamais deux sans trois!!!

jeudi 23 août 2007

rencontre # 2 la suite...

Voilà, c'est fait!



Je m'en suis très bien sortie. J'ai passé une belle soirée à travers laquelle les discussions giclaient à profusion. Questions après questions ce bel inconnu cherchait à me découvrir, à me connaître, à m'apprivoiser. Après quelques portes fermées sur LE SUJET tant anticipé de ma part et quelques verres derrière la cravate, je lui ai fait lire "mon livre, première partie".



Je me suis dis qu'après cette lecture, il saurait tout de moi. Il pourrait prendre ses jambes à son coup si tel était son désir après ces découvertes. Sexualité, anxiété, agoraphobie, crise de panique, colon irritable...Tout y est traité...Je venais tout juste de me mettre vraiment à nu devant ses beaux yeux verts remplis d'intrigue et d'intérêt pour mon écriture. Avant qu'il ne se mette à la tâche, je l'ai bien averti que certaines découvertes pourraient lui faire peur et même faire en sorte qu'il ait envi de quitter les lieux. Il m'a répondu tout bonnement: " je ne suis pas quelqu'un qui juge!" Et moi de lui rétorquer: " Souviens-toi de cette phrase pendant ta lecture!"


Il s'est installé, un cigare à la main, un verre de vin posé à côté de lui et il s'est lancé dans le récit de ma vie. Je l'ai entendu émettre quelques sons ici et là, puis, me dire que mon histoire ressemblaitbien à la sienne. Quelques fois, j'allais me poster derrière son épaule pour voir où il était rendu, pour voir quand je devais aller me cacher. Et, c'est ce que j'ai fait. Dans ma chambre, je tentais de camouffler ma gêne à l'écart de son regard.

Puis, il est apparu sous le seuil de ma porte. Il m'a dit: "Question pour toi, qu'est-ce que c'est de l'agoraphobie?" Je lui ai dit que c'était difficile à expliquer et qu'il devait se rapprocher un peu de moi pour que je me sente alaise de lui en parler. C'est ce qu'il a fait. Un peu gêné à son tour d'entrer dans cette pièce plutôt personnelle.

En toute simplicité, je lui ai expliqué. Sa réaction ne fût guerre ce que j'avais prédit. Il était là, à mes côtés, attentionné, curieux et intéressé à comprendre un univers qui lui était, jusqu'alors, inconnu. Il m'a fait part de sa philosophie des choses...Ce fût intéressant! Pour lui, un manque de confiance en moi est à l'origine de tous ces malaises. Le fait que j'ai été mal accompagnée dans ma vie n'avait pas aidé. Il s'expliquait les choses ainsi en me faisant constater que j'exerçais un métier très exigeant et que si j'y arrivais, c'était grâce à ma confiance en moi du côté professionnel. Je me devais donc, maintenant, d'être bien accompagnée, de reprendre confiance en moi en accumulant des réussites et des accomplissements de toutes sortes.


Et ainsi, une autre discussion remplie de contenu prenait forme. C'est au alentour d'une heure du matin qu'il m'a dit:"je dors ici, moi?" Je lui ai fait savoir qu'il était le bienvenue.

"""Après notre premier rendez-vous, il m'avait fait savoir qu'il aurait aimé que je l'invite à dormir à mes côtés. Je lui avais expliqué que c'était mieux que les choses se passent ainsi. Je lui ai fait savoir comment je pouvais perdre de l'intérêt pour quelqu'un une fois que j'avais "baisé" avec. Je lui demandé s'il pensait vouloir me revoir ou si au contraire, il voulait une aventure. Dans le premier des cas, vallait mieux prendre notre temps, dans le deuxième, se jetter la tête première à l'eau. Il m'a dit qu'il ne cherchait en aucun cas une aventure. C'est donc à cet instant qu'il m'a dit que nous aurions pu dormir l'un à côté de l'autre sans qu'il ne se passe quoique ce soit. Rectification de ma part, ça ne se peut pas! Chaque fois que l'on m'a offert de dormir en cuillère, ça finit en parti de fesses. Personne ne pourait se déplacer pour moi sans que la sexualité ne soit en cause. Pour lui, je sortais d'une autre planète. "Ça existe encore Karim de se coucher le soir accompagné et que l'autre soit encore là, à tes côtés aux chants des oiseaux."

Est-ce moi qui est vraiment déviée ou est-ce lui qui est trop sweet? Il sort d'une relation de dix ans...Ça doit être ça!!! Il n'a pas encore "pogné" le feu et la folie de les accumulés dans son lit...


Une fois ma bienvenue lancé à ce qu'il partage mon lit pour la nuit. Il s'est levé, il a été se brosser les dents. Il avait tout prévu le coquin!!!

Il s'est recouché à mes côtés en me glissant à l'oreille:" on dort en cuillère ce soir!" Puis, je lui dis:" tu crois?" Nous nous sommes rapprochés et pour la première fois, nos lèvres se sont rencontrées. Comme si nous avions échangé des tonnes de baisers auparavant, tout se faisait naturellement, tendrement, doucement et délicieusement. Nos langues se rencontraient en enchainant un série de mouvements tendres et délectables.

Je me suis offerte à lui, en toute douceur, sans cette pensée de performance qui a jadis toujours guider mes gestes dans de telles circonstances. Et c'est ainsi que nos corps se sont enlacés, carressés, savourés...Il m'a ensuite demandé si j'allais le jetter comme un déchet puisque nous avions fait l'amour...

Il m'a ensuite collé, une bonne partie de la nuit. Et à son réveil, il s'est encore glissé contre moi jusqu'à ce que le temps ne lui permette plus de rester. Il m'a embrassé, m'a souhaité une bonne journée et m'a dit:" Tu m'appelles ce soir après le boulot si tu veux ou demain ou après-demain. Appelle-moi quand tu veux!"

Et c'est ce que j'ai fait...

Notre troisième rencontre a eu lieu, au beau milieu de mon grand lit, nos deux corps se sont enlacés et après quelques échangent sur notre journée et quelques rires, nos yeux se sont fermés jusqu'à ce que le sablier du temps mettre fin à cette dernière.

mercredi 22 août 2007

rencontre # 2 haaaaaaaaaaaaaaaaa

Voilà que c'est avec une grande nervosité, un plein bagage d'anxiété que je l'attends!

Celui, qui, parmis ces quatre hommes s'est démarqué par son approche, sa simplicité, son humour, son authenticité. Il est à trente minutes de venir faire une deuxième rencontre avec moi, autour d'un repas copieux que je nous ai préparé.

Sachez que j'ai nullement faim! Mon ventre me fait savoir qu'il est bousculé par ma tête qui, elle, n'arrive pas à contrôler mon anxiété (imodium vous êtes bienvenue). Je déteste m'alimenter devant des gens que je connais peu. Mes premières crises de panique se sont produites lors d'un repas. J'ai donc en tête toujours cette sensation horrible qui accompagne cette activité tout à fait banale et essentielle.

Les techniques de respirations sont au rendez-vous.

Dépêche-toi d'amener le vin que je me détende un peu. mais pas trop, que j'aie le temps de me calmer...

Pendant toute l'année que je viens de passer en célibataire, j'ai toujours anticipé ce genre de moment. J'ai cette autre préoccupation en tête. S'il savère que nous poursuivons à nous fréquenter, comme c'est parti, je devrai lui avouer mon désordre mental. Pas de la petite bière ça!!! Comment réagira-t-il? Va-t-il fuire? Aurais-je assez d'importance à ses yeux pour que cela ne devienne qu'un détail?

Encore une fois, je mets la charue devant les boeufs. Toujours cette manie d'anticiper. Pourquoi je n'arrive pas à rester dans le moment présent? On est toujours loin d'en être là...
Reste qu'il m'appelle presque tous les jours depuis notre premier échange sur le net. Et que je dois l'admettre, il me fait de l'effet...

À ce que j'aimerais, en ce moment, pousser un grand cri!!! Vider ma tête et mon corps de tous ces tourments.

Rationnaliser...rationnaliser...et tenter encore de rationnaliser...

Respirer...respirer et tenter encore de mieux respirer...

Je vous en redonne des nouvelles!!!

dimanche 19 août 2007

Rencontrer...

Comment se fait-il que des gens soient autant accrochés à l'apparence physique?

J'en conviens, une attirance doit être présente, mais de là à éviter de rencontrer une personne lorsque l'on connait sa taille et son poids...Rien n'indique comment le poids est réparti? Rien n'indique si la personne porte bien son poids ou pas.

Voilà que je vis des expériences de rencontres depuis une semaine, suite à mon inscription sur un site de rencontres. Je suis découragée de voir à quel point les gens sont superficiels. Soit ça ou les hommes veulent juste une aventure. Tu sembles avoir une grosse poitrine....hummm....
Passerais-tu la nuit avec moi? Tu te sens cochonne ce soir? Et j'en passe!!!

Non seulement c'est triste de faire ce constat en ce qui à trait aux désirs des hommes célibataires, mais en plus, ils n'ont rien à dire. Pas de stimulation cognitive!!! Des conversations dépourvues de contenu.

Qu'en est-il des hommes qui cherchent une relation sérieuse, des hommes qui ont finit de faire leurs trips de jeunes à la découverte de la vie sexuelle, des hommes ayant un minimum d'intellectualité pour être capable d'échanger sur divers propos?

Sont-ils tous pris?

Heureusement, à travers ces échanges tout à fait stupides et inutiles, j'ai fait la rencontre de trois hommes qui, très différemment, ont suscité un intérêt de ma part. Est-ce que la vie réussira à me surprendre avec l'un d'entre eux?

Trouverai-je un complice parmi eux?

J'en doute fort...Les déceptions s'accumulent...

Je tente de me répéter...

Que seul le temps me le dira...

Et qu'il ne faut pas perdre espoir!!!

Souvenez-vous ce qui arrive lorsque j'y pense un peu trop!!! JE PLANTE DU NEZ

(célibat-libellé:les mecs)

mercredi 15 août 2007

Bonheur en concentré

je suis presque gênée d'avoir un autre moment de bonheur à vous partager.

Comme si le fait d'en vivre autant ne m'était pas familier et comme si ce n'était pas bien de trop en parler. J'ai dû acheter cette idée là étant plus jeune?

Bref, hier, mes collègues de travail et moi, nous étions donnés rendez-vous au lac des sables à st-adolphe d'howard. Une fois par semaine, lorsque nous travaillons, nous jouons au volleyball à l'école après notre journée. Ça peut durer des heures et des heures pour parfois finir avec un popsicle ou une bière en main.

Afin de ne pas rouiller pendant l'été, nous essayons de nous donner un ou deux rendez-vous pour nous revoir et jouer ce sport qui nous fait tant de bien et qui nous amuse tellement. Hier c'était notre journée!

Quoi que frisquet, nous avons joué toute la journée. C'est tellement relax comme ambiance. Pas de pression. Tu manques ton coup, tant pis...on va en rire! Partie après partie, on se raconte nos étés, on blagues, on délires, on ... On a du plaisir. Contrairement à notre rituel scolaire, hier on s'en allait tous souper au chalet d'une collègues.

Une belle journée à la plage, suivie d'un bon repas arrosé juste à souhait et le comble...un spa en montagne bien chaud pour calmer tous ces muscles endoloris. Le feu, un étage plus bas, sintillait devant le merveilleux paysage qui s'offrait à nous. C'est sous un ciel ennuagé que nous nous sommes mis à jaser, à chanter à tue tête comme si la nature nous en redemandait. Puis la pluie s'en ai mêlé et tout ce que nous avons trouvé à dire c'est que nous étions bien et que la vie était bonne pour nous.

Entre-coupé de silences qui en disaient disons long, chacun savourions ce moment afin de mettre un baume sur une blessure ressante, sur une blessure persistante ou tout simplement pour ajouter du bonheur à celui qui existait déjà.

Ce fût un délice! Notre soirée s'est éteinte tout naturellement comme le feu, en toute tranquilité, avec beaucoup de douceur.

Mon plaisir ne s'est pas arrêté là...Il s'est poursuivi, le lendemain, en avant-midi, abord d'un canot et deux de mes collègues qui sont devenues de bonnes amies avec les années. Le paysage était magnifique, le silence à couper le souffle et la parole tellement il était bon à savourer.

Je savoure davantage ce genre de moment lorsqu'aucune crise de panique n'a pas fait surface, lorsque l'anxiété a été facile à gérer. Lorsque mon intestin de m'a pas fait faut bon. Dieu ce que je peux aimer la vie dans ce temps-là! Dieu ce que je peux apprécier vivre! Dieu que ça fait du bien à mon moral! Dieu que j'en ai besoin!