jeudi 18 octobre 2007

Les enfants...leur perte, leurs souffrances

Depuis cette journée difficile qu'a été mon samedi, je ne peux empêcher les images tristes de faire éruption dans ma tête. Souvent, le soir, en me couchant dans mon lit, je vois des scènes à faire hérisser le poils sur mes bras.

Je l'imagine demander à sa mère de rester à son chevet, de lui tenir la main. Je l'imagine pleurer devant le constat qu'elle faisait; je n'y échapperai pas, la mort vient me chercher.

C'est fou à quel point toute cette histoire me touche. Non pas que je l'a connaissais beaucoup, mais j'ai tellement d'amour et d'estime pour sa mère, son mari, mon beau-frère qui eux étaient très près d'elle et qui ont vécu la même situation dix ans auparavant.

Dans une entrevue que j'ai visionnée dimanche, un homme qui a perdu sa fille âgée de 22 ans de la leucimie disait que la seule chose qu'il se devait de faire c'était de vivre sa vie pleinement et heureux, car c'est ce que sa fille aurait voulu faire.

J'imagine que cela a dû prendre des années avant d'être capable d'en arriver là. Cela doit être horrible de vivre la perte d'un enfant qui ne veut pas que sa vie s'arrête, qui est conscient de son sort, qui se bat contre le destin. Ce constat ne diminue en rien la douleur d'un parent qui perd un enfant en bas âge ou naissant. Cela doit tout autant être pénible.

Je ne peux supporter la souffrance vécue par un enfant. Je ne peux accepter le décès d'un petit. Cela me laisse toujours devant un sentiment d'injustice. Ils ne méritent pas ça! Pourquoi un enfant? Pourquoi entâcher la pureté même, l'innocence?

Cela m'amène a discuter d'un autre sujet. Je suis très sensible au vécu des enfants. Cela explique peut-être ma présence dans cette profession que j'exerce. Je suis souvent désolée de voir que parce qu'un enfant est déficient, il soit mal habillé. Que l'on ne prenne pas la peine de lui faire couper les cheveux ou de lui payer des broches pour ses dents toutes croches, qu'on lui fasse porter des souliers de fille lorsque c'est un garçon, qu'on lui mette un chapeau trop petit ou trop grand pour lui... Si c'était un enfant "normal" il recevrait plus d'attention, plus de soins.

Non pas que l'apparence, le vestimentaire soit ultra important, mais tout de même. Puis, je ne juge pas les parents qui ont peu de moyens financiers. Le village des valeurs offre des vêtements à prix modiques et il y en a de toutes les grandeurs. il y a sûrement moyen d'en trouver à la bonne taille. Ces enfants sont déjà hypothèqués, ils ont été mal chanceux de venir au monde avec une problématique, parfois même deux ou trois. Peut-on, au moins, les habiller confortablement et adéquatement?

C'est correct qu'il arrive une journée avec un pantalon troué ou les cheveux pas lavés, le bain pas pris. Mais ils ont droit aux mêmes soins que les enfants "normaux". on se doit de prendre leur hygiène en main et de la maintenir.

Peut-être que tout cela vous semble évident. Sachez que je fais affaire avec des enfants qui portent les mêmes vêtements cinq jours de suite et ce, de la tête aux pieds. Certains enfants sentent tellement mauvais que le coeur nous lève lorque l'on travaille à côté deux. Certaines oreilles sont tellement sales que l'on se demande comme l'enfant fait pour nous entendre. Certains ont les dents tellement remplies de tartes que...Haaaa je vous épargne certains détails.

C'est désolant. je peux comprendre que certains parents soient épuisés, je compatise tous les jours avec eux. Je sais que leur réalité n'est guère facile. Toutefois, aucun enfant ne mérite d'être négligé.

Il y a de ces fois où je les amèneraient tous chez moi pour leur faire vivre une transformation extrème.

1 commentaire:

Tara a dit…

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