mercredi 6 février 2008

Rassurante cette nouvelle

Le premier février, cette journée tant attendue par ma famille s'est avérée une journée rassurante. Elle ne fût pas moins difficile à vivre pour autant.

Suite à une nuit mouvementée par l'enchaînement de cauchemars sur la mort de ma mère, la sonnerie de mon téléphone a retenti. Ma soeur me demandait d'accompagner ma mère à l'hôpital à sa place étant donné que son bébé avait été malade toute la nuit. Malgré les nombreuses journées de maladie que je venais de prendre, suite à un cocktail de microbes attrapé au travail, il était évident que je n'allais pas laisser ma mère seule pour recevoir une nouvelle d'une telle importance.

Je me suis donc activée pour prévenir le travail de mon absence, me rendre au boulot pour aller y porter des choses nécessaires pour le déroulement de la journée, attraper une contravention en route, me rendre chez ma mère à l'heure pour ensuite repartir vers l'hôpital.

La tension dans la voiture était élevée. Ma mère avait les yeux rouges suite à la nuit blanche qu'elle venait de passer. Moi, j'étais sur le nerf, mais je tentais de le cacher, de divertir ma mère, de l'encourager. Une fois dans la salle d'attente, toutes les deux pensions que notre supplice de l'attente allait prendre fin sous peu. Nous étions les premiers patients arrivés. Notre rendez-vous étaient à 10h20 et le médecin commençait à 10h00.

Assise côte à côte, la tension était maintenant à son comble. Ma mère prennait de grandes respirations, jouait avec ses doigts. Moi, je regardais la pile de dossiers sur le coin du bureau. Chaque fois que le docteur prenait un dossier, il mettait celui de ma mère en dessous. Je capotais. Les idées noires roulaient à une vitesse infernale dans ma tête et je tentais de cacher le tout à ma mère qui, plus le temps passait, s'énervait. Elle me disait que son coeur voulait sortir de sa poitrine, qu'elle ne savait pas combien de temps elle allait encore pouvoir supporter ça. Je craignais faire une crise de panique tellement j'essayais de camoufler mes émotions.

Chaque patient qui sortait du bureau était heureux. Une bonne nouvelle venait de leur être annoncée. La salle d'attente maintenant vide, ma mère en a déduit que son tour allait enfin arriver. Elle m'a demandé si j'allais l'accompagner dans le bureau. Je lui ai mentionné que la décision lui appartenait. Elle a souhaité que je reste avec elle, main dans la main jusqu'au bout.

Nous sommes entrées dans le bureau. Nous nous sommes assises. Le médecin nous a à peine regardé. Puis, en feuilletant ses papiers, il a annoncé que les derniers examens n'étaient pas concluants. Toutefois, il y avait du positif . La tache au poumon n'était plus visible. Nouvelle assez rassurante pour nous. Ma mère a immédiatement remercier le ciel. Moi, continuellement habité par le doute, je me suis mise à questionner de médecin. Je voulais être certaine que nous comprennions bien ce qui nous était dit.

Bref, nous ne pouvons guère rayer l'hypothèse du cancer de nos têtes. Les nouvelles sont rassurantes certes. Les examens du mois d'avril et mai seront déterminants. L'évolution de la situation nous permettra d'abolir ou de faire face à cette dure maladie.

En attendant, nous restons positifs, nous sommes soulagés, rassurés.

Nous poursuivons à pratiquer le positivisme pour la suite.

Si ce dernier peut vraiment influencer le destin, je tiens à vous remercier pour votre soutient et vos pensées.

Merci à tous...

4 commentaires:

Ondine a dit…

Je continue de t'envoyer tout plein d'ondes positives! J'y crois que ça finit par fonctionner...

Et, aussi, je viens de te taguer sur mon site mais, surtout, ne te sens pas obligée d'y répondre! ;-)

karin-agine a dit…

Merci ondine...

Mamathilde a dit…

Je n'ai pas lu ton carnet au complet, mais j'ai tout de même saisi que les épreuves ne t'ont pas épargnée ni ta famille.

Je ne sais pas que dire de plus que ce que d'autres t'ont déjà dit, m'enfin je vais quand même t'envoyer tout ce que je peux de possitif pour que ton univers ne bascule pas à nouveau.

karim-agine a dit…

merci mamathilde. J'apprécie ton humanité.